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 comme un air de déjà vu. ψ nelkan

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Nathan T. Lewis
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i'm a predator, i'm the alpha.

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MessageSujet: comme un air de déjà vu. ψ nelkan   Mar 27 Mai - 17:33

Le loup en colère
on dit souvent que les arbres nous empêchent de voir la forêt ; il est tout aussi juste de dire qu'on ne voit pas les arbres à cause de la forêt.

Si tu tiens à la vie, cours et bouges toi !
Je lâchais un grognement lorsque mes mouvements incontrôlés firent renverser le tas de vêtement propre que j'avais plié la veille. Et voilà, j'étais bon pour tout refaire ce soir. Enfin, si je revenais en vie. Je n'avais pas eu mon mot à dire et c'était injuste à vrai dire. C'était mon corps ! Et puis, nous étions dans un pays libre, il avait pas à m'imposer cela. Rageant en silence sur le sort indigne de ma vie, j'enfilais mon unique jogging flottant que j'ajustais avec l'élastique. Cours pour ta vie Nate sérieusement. Il allait me tue, j'avais ... vingt minutes de retard. Arg. A vrai dire, je m'en doutais mais ça m'énervais tout de même. J'aurais voulu être à l'heure pour lui clouer le museau. Et je n'allais me récolter que des remarques qui vont alimenter mon énervement. Ça m'énervait d'avance. J'étais tenté d'abandonner cette bataille avec les manches de mon haut, de lui dire le fond de ma pensée par un sms car je tenais à la vie et retourner dans mes draps. Mais il avait été clair, il viendrait me chercher. Et je savais qu'il était capable de venir me chercher, une porte ne l'arrêterait pas. Au fond, j'avais un peu peur. Car il faisait totalement flippé.

« Non le lit ! Arrêtes de me tenter ! Non pas ces yeux-là ! Je veux pas mourir. J'ai déjà ... trente minutes de retard ! »

Je reprenais ma course dans l'appartement, attrapant mon croissant et but tout mon verre de lait d'une traite. A ça, ça faisait du bien. Attrapant les clefs de ma voiture, je sortais de chez moi en sprint non-contrôlé. Courant dans les escaliers, mangeant plusieurs marches comme mon croissant sans réel classe. « Monsieur Lewis vous semblez ... - »

« En retard ! Bonjour Madame Barton ! »

Fis-je en me dépêchant de passer devan elle mais la vieille femme se mit devant mon chemin. Non pas aujourd'hui. « Vous vous souvenez de la fois où ... - »

« Ne parlez pas si fort ! »

Elle m'avait vu sous ma forme lupine et jouait de son silence pour me faire faire ses corvées. Me voilà réduit à couper les poils de son chien étant donné qu'il était insupportable avec le toiletteur mais adorable avec moi. Je me dépêchais, coupant la peau fine de ma main dans mon empressement. Je retenais fièrement mes larmes et m'échappais de sa grotte dès que j'en eus l'occasion. Et lorsque je réussis à atteindre ma voiture, elle cala dans le parking. Je laissais mon front rencontrer le volant alors que je lâchais un lourd rugissement.
J'eus besoin de dix minutes pour me calmer et ne pas défoncer ma voiture à coup de griffes. Je donnais tout de même un coup de pied dans la voiture. Cela ne servait à rien mais ça me permettait de calmer un peu la bête. Redémarrant ma petite Bestie et roulais jusqu'à la forêt en grillant tous les feux rouges. J'arrivais miraculeusement là-bas et en descendant dans ... une flaque de boue. Ma colère augmentait encore, atteignant un degré dangereux pour un Alpha, enfin, surtout pour ceux qui l'entoure. Je passais en 'mode' prédateur, les iris sanglants, la mine sombre. Je ne sais pas comment j'arrivais jusqu'à lui mais j'y arrivais. Au final, je n'avais qu'une heure et dix minutes de retard et un loup prêt à prendre le contrôle. Apercevant l'objet de mes tourments, je poussais un bas mais fort grognement, lui disant d'une voix froide pleine de rage qui n'annoncerait rien de bon :

« Je te hais ! »

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Velkan A. Blackson
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MessageSujet: Re: comme un air de déjà vu. ψ nelkan   Jeu 19 Juin - 16:50

Nathan ∞ Velkan
Hit me with your best shot
Beaucoup de choses s'étaient déroulées. La rencontre d'un nouvel Alpha, la visite surprise que je lui ai fait, le baiser que l'on a échangé... Je ne peux m'empêcher de frôler mes lèvres avec mes doigts en me remémorant cet instant. Jamais je n'avais éprouvé ça, pas de manière si forte. Le mot compagnon me revenait sans doute en mémoire, mais je ne pouvais pas y croire. Pourquoi lui ? Bon, on ne pouvait pas choisir et je ne pouvais pas prétendre être mal tombé, mais ça n'avait aucun sens. J'étais devenu plus proche de lui, de Nathan. Enfin, je crois. Les messages que nous avons échangés me poussent à dire que oui, je ne sais pas si c'est pareil pour lui. Quoiqu'il en soit, j'allais le revoir aujourd'hui. Je ressentais une joie étrange à cette idée et je soulevais ma couette pour me lever de ce lit bien trop dur. Pas la peine de me laver, j'allais sûrement transpirer pendant l'entraînement et puis je ne sentais pas mauvais. C'était un bon moyen de voir ce que lui pensait de moi, la partie animale est en générale plus excitée en sentant la transpiration de l'autre. Je n'y peux rien, c'est la nature. Enfin, c'est surtout pendant les périodes de chaleur alors ça pourrait ne pas marcher. Je tournais la tête vers la vitre, apercevant le soleil encore bas dans le ciel. J'étais en avance. Je n'avais pas dormi de la nuit de toute façon, je ne pouvais pas. Je retirais le boxer qui m'avait servi de seul vêtement avant d'aller en enfiler un propre ainsi qu'n vieux t-shirt et un pantalon flexible. Je n'avais pas faim, comme la plupart du temps alors je me contentais de sortir de ma maison pour aller jusqu'à la forêt à pied. Ce n'était pas loin, j'aurais beaucoup de temps d'avance. Ça ne me dérangeait pas, pas pour lui.

Arrivé dans la forêt, j'en profitais pour humer ces odeurs que j'appréciais tant et je décidais de m'asseoir contre un arbre. La fatigue me rattrapa à cet instant et mes pupilles se fermèrent doucement. Je me suis assoupi jusqu'à ce qu'un bruit de pas ne me réveille. Nate. J'ouvrais les yeux d'un seul coup et je me relevais, sachant qu'il ne tarderait pas à me faire face. Je le voyais marcher jusqu'en face de moi, les yeux rouges, de la boue sur le pantalon et une mine qui ne me rassurait pas vraiment. " Je te hais ! " Je haussais les sourcils, ne comprenant pas ce que j'avais bien pu lui faire à part lui proposer de l'aider à se contrôler. Enfin, je n'étais pas dupe, je devinais qu'il devait avoir eu une matinée désagréable et qu'il rejettait sa colère sur moi. Je croisais les bras avant de le fixer, d'un air plus ou moins impassible. " Je pense que tu le sais déjà, mais si tu commences déjà à perdre le contrôle alors qu'on a pas commencé, ça va pas le faire. " J'essayais de garder un ton assez doux, pour ne pas l'énerver encore plus. Pourquoi est-ce que je ressentais cette boule au ventre depuis que je le voyais ? Pourquoi est-ce que j'avais envie de sourire pour aucune raison ? Une légère brise souffla et m'amena son odeur que j'inspirais profondément, comme une drogue dont j'aurais dû me passer depuis un moment. Compagnon. Je commençais à ne plus nier cette hypothèse, c'était peut-être ça après tout...

Je me rapprochais de lui, soupirant avant de l'observer un peu plus en détail " Désolé pour le désastres qui te sont arrivés je crois. " Si je pouvais le calmer au moins un peu. La colère est un outil essentiel à travailler, mais je ne pouvais pas commencer par ça directement. Une idée me vint finalement, pour l'aider à se défouler. J'observais autour de moi avant de pointer un des arbres du doigt " Montre-moi ce que tu sais faire pour le moment, même si je sais déjà que tu te défends pas mal. Défoule toi ! " J'étirais un léger sourire avant de me pousser, comme pour l'inviter à se lancer. Je croisais les bras, plissant les yeux pour l'observer faire. J'étais assez curieux à vrai dire, je tenais à voir s'il était aussi doué qu'il me l'avait montré. Je tenais à voir quel genre de compagnon il pourrait faire. Il ne devait pas y penser lui, je n'étais même pas sûr qu'il connaisse ce terme, mais peut-être qu'il le ressentait. Quoiqu'il en soit, je ne pouvais plus passer à côté de ce mot pour ma part, il ne me restait plus qu'à observer dans un premier temps puis à séduire si jamais l'observation se révélait bonne. S'il était mon compagnon, il finirait mien. Je ne laisserais personne l'avoir. Personne. " Prouve moi que tu n'es pas un bébé Alpha "
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Nathan T. Lewis
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MessageSujet: Re: comme un air de déjà vu. ψ nelkan   Sam 21 Juin - 23:26

Le loup en colère
on dit souvent que les arbres nous empêchent de voir la forêt ; il est tout aussi juste de dire qu'on ne voit pas les arbres à cause de la forêt.

C’était vraiment ces débuts de journées merdiques que je détestais. Pourquoi il avait fallu que ça tombe sur moi ? Et surtout, pourquoi lorsque j’avais un rendez-vous très important – pour moi – avec un Alpha ? Un Alpha était très précis avec les heures, j’allais me faire déchirer car je n’avais pas une heure d’avance, tout son contraire. Mais en même temps, je m’en fichais qu’il tente de me déchirer. Qu’il tente juste de m’approcher et il subirait ce qui découle d’une matinée de merde. J’étais contre la violence, je savais que cela ne réglerait rien mais lorsque j’étais dans cet état, ce n’était pas bon signe. Je n’avais été qu’une fois dans ce genre d’état. Lors de ma première pleine lune lorsque j’avais arpenté ma maison avant de décidé de la quitter pour toujours. Je n’avais pas été dangereux mais cela avait été tout comme. Si un membre de ma famille aurait tenté de m’arrêter … je ne l’imaginais même pas. Et je ne voulais pas l’imaginé. Elle me manquait, parfois, ma famille. Mais dès que j’y repensais, les souvenirs qui ne réunissaient que solitude, souffrance et malheur me motivait à ne pas y penser. Mais je me demandais quand même parfois ce qu’ils avaient fait suite à mon départ. Avaient-ils simplement continué leurs vies ou avaient-ils tenté de me chercher ? Au final, ne pas y penser, c’était sûrement mieux.

Face à lui, je lui disais clairement mon humeur du moment. Car à cet instant, je le détestais si fort. Du moins, à cet instant. «Je pense que tu le sais déjà, mais si tu commences déjà à perdre le contrôle alors qu'on a pas commencé, ça va pas le faire. » Je le dévisageais de mon regard d’Alpha. Et ma seule réponse fut un : « Vas te faire foutre. » Je n’avais pas à recevoir des conseil de sa part. Il avait juste à se la fermer et à me dire comment devenir un bon Alpha. Ok, j’étais peut-être contradictoire mais c’était la colère. Soupirant lourdement, je tentais de me calmer, de penser à autre chose mais rien à faire, c’était là. Ça devait sortir. Sinon j’allais commettre un meurtre et je ne voulais pas devenir nécrophile par la suite. Quoi que ça serait sûrement la seule chose de me taper ce viril et hétéro Alpha. Muarf, penser à lui ne me calmais pas. Je grognais doucement lorsqu’il s’approchait, le regardant avec méfiance, faisant briller un peu plus mes iris. «Désolé pour le désastres qui te sont arrivés je crois. » Si tu m’avais pas obligé à me lever si tôt, on serait pas là sale merdeux. Je me retenais de lui envoyer mon poing dans la figure. Mais je savais que cela ne résoudrais rien. Et puis, j’étais plus nul au combat que lui. Même s’il ne savait pas se battre, sa force suffirait à m’écraser. Foutu musculature. Si j’avais été plus souvent à la musculation, je suis sûr que je serais en capacité de le mettre à terre facilement. Mais j’y étais pas allé. Alors si je voulais le foutre à terre, je devais être plus malin.

Enfin, pour le moment, ce n’était pas des Velkan qu’il fallait mettre au sol mais des arbres. «Montre-moi ce que tu sais faire pour le moment, même si je sais déjà que tu te défends pas mal. Défoule toi ! » J’avais envie de rire et de lui répondre que je savais tout simplement rien faire. Mais par soucis avec ma fierté, je ne pouvais pas. Alors je m’avançais vers l’arbre qu’il avait désigné, en faisant ma victime. Me tournant vers lui, un sourire espiègle aux lèvres, je lui disais :

« Regardes bien, ça arrivera pas deux fois dans ta vie ça. »

Quelle andouille parfois ! Me reconcentrant sur l’arbre, le premier coup s’abattit, fort et déterminé. Mais dès que mon poing toucha l’écores de l’arbre, je dû me retenir de ne pas reculer et pleurer tout simplement. Sauf que je n’allais pas faire ça. Je puisais dans ma colère, repensant à tous ce qui avait pu être dit dans ma vie. Et les mots pleuvaient. Mauvais fils. Tu n’étais qu’une erreur. Je ne voulais pas de toi, mais du garçon à côté, tu peux lui passer ce message. T’as naissance n’avait même pas été voulu. Tu n’es que le modèle raté de ton frère jumeau. Tu croyais que je sortais avec des filles de ton genre, désolé, je suis pas branché salope. Encore et encore. Ma colère grimpa en flèche et je me mis alors à frapper l’arbre comme si j’avais ma vie face à moi, comme si j’avais une à une ces personnes qui m’avaient détruites. Je ne voyais pas que mes phalanges s’étaient ouvertes, tellement concentré sur cet arbre que je voulais briser en deux. Dans mes grognements, mes larmes s’y mélangeaient. Foutus personnes. Foutu arbre. Foutue vie. Je redoublais mes coups, faisant craquer l’arbre de ma brutalité. Il n’allait pas tarder à tomber. Comme je n’allais pas tarder à m’effondrer devant cette réalité si désastreuse qu’était ma vie.


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MessageSujet: Re: comme un air de déjà vu. ψ nelkan   Mer 25 Juin - 11:52

Nathan ∞ Velkan
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Ça promettait d'être une sacrée journée. Vu l'humeur qu'il avait, le jeune Alpha, je ne m'attendais pas à des heures d'entraînement très... agréables. D'un autre côté, c'était un bon état d'esprit, même si je risquais d'en payer le prix à un moment ou un autre. Parce que oui, c'était sur moi qu'il déversait toute sa haine. Pourtant, ce n'était pas moi qui était le responsable de ses malheurs, mais il fallait un coupable, pas vrai ? Tant pis, ça ne le pousserait que plus à vouloir s'entraîner, étant donné qu'il n'avait pas eu l'air très motivé jusque là. " Vas te faire foutre. " Voilà le problème, c'est qu'il n'écoutait pas mes conseils. Il me prenait peut-être pour un je sais tout, mais j'en savais plus que lui. Ça l'énervait peut-être que je le conseille, mais il en avait besoin et il ne pouvait pas le nier. Même si la colère le poussait sans doute à utiliser chacun de mes gestes, chacune de mes paroles, pour me détester un peu plus. Compagnon. Non, peut-être pas au final. Je m'étais peut-être trompé, ça n'avait été qu'une hypothèse de toute façon. Il n'empêche que je devais l'aider quand même, parce qu'il avait besoin de mon aide. Mais plutôt que de me laisser frapper, je préférais lui assigner une autre cible. Le premier arbre qui me tombait sous la main. Il pourrait se défouler et je pourrais voir de quoi il est capable, faire d'une pierre deux coups.

" Regardes bien, ça arrivera pas deux fois dans ta vie ça. " Je souriais, d'un air amusé en croisant les bras, l'observant dans les moindres détails. Je n'attendais que ça, de voir. J'étais curieux de savoir de quoi il était vraiment capable, de voir ce que savait faire un jeune Alpha plus imposant qu'il ne paraissait l'être. Il s'approchait de l'arbre, déterminé à me prouver ce qu'il valait. Déterminé à faire ses preuves devant moi. Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'il voulait à tout prix me le montrer ? Est-ce qu'il voulait que je sois impressionné ou fier de lui ? Que ce soit l'un ou l'autre, ça signifierait que mon avis compte pour lui. Je n'étais pas sûr que ce soit le cas, pourtant il m'avait obéit et il était allé face à cet arbre. Il le frappa une fois, deux fois, puis continua ainsi de suite. Il le frappait, se défoulait. De sa journée pourrie ? Non, ça ne paraissait pas. Il se défoulait pour bien plus que ça, mais je ne le connaissais pas assez pour savoir quoi. Ses phalanges saignaient, des larmes coulaient le long de ses joues. Ça en devenait triste et mon cœur se serrait sous cette vision affreuse qui s'offrait à moi. Pourquoi ? Pourquoi tant de haine ? Je ne pouvais m'empêcher de faire quelque chose, il le fallait.

J'avançais d'un pas d'abord, puis un autre et ainsi de suite pour m'approcher de lui. Il ne faisait pas attention à moi, il était trop occupé à se détruire les poings contre cet arbre qui craquait dangeureusement. Je me collais contre son dos et je glissais mes mains le long de ses bras jusqu'à ses poings pour les arrêter doucement avant de les caresser tendrement. Je ressentais une envie profonde d'être là pour lui, d'effacer ses peines et ses douleurs à cet instant. Je serrais ses poings et mes bras contre son corps et je restais ainsi, silencieux, écoutant simplement les léger sanglots qui parvenaient de sa gorge. " Je suis désolé Nathan... " Pour quoi ? Pour cette colère en lui, pour tout ce qu'il avait dû subir qui a fait qu'il en avait autant. Je fermais les yeux avant de nicher mon visage dans son cou, inspirant son odeur qui me troublait tellement. " C'est bon maintenant, tu n'as plus à être autant en colère. Laisse moi t'aider... " Je relevais mon visage avant de le tourner vers moi. De mon pouce, j'essuyais lentement les larmes sur ses joues, le fixant dans les yeux avant de coller mon front contre le sien, simplement. " On est pas obligé de s'entraîner aujourd'hui si tu veux. Dis-moi simplement ce que tu veux, je le ferais. " Parce que j'en avais envie. Je voulais le faire sourire, je voulais le voir faire ses blagues à nouveau pour cacher sa timidité. Je voulais simplement plus de temps avec lui. Compagnon. Le mot est simple à comprendre, le sentiment en revanche ne l'est pas vraiment...
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Nathan T. Lewis
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MessageSujet: Re: comme un air de déjà vu. ψ nelkan   Jeu 26 Juin - 13:16

Le loup en colère
on dit souvent que les arbres nous empêchent de voir la forêt ; il est tout aussi juste de dire qu'on ne voit pas les arbres à cause de la forêt.

J’aurais dû rester dans mon lit. Vraiment, j’aurais dû y rester. Lorsqu’il m’avait lancé une supplication, j’aurais simplement dû l’écouter. Car les lits avaient toujours raison, pas vrai ? Ce n’était pas les chats qui domineront le monde pour moi, c’était les lits. Les plus douillets seront ceux qui esclavageraient les humains. Les plus rudes et qui font mal aux dos seront les dirigeants. J’avais vraiment des idées bizarres mais c’était ainsi que j’avais été fait. Je pensais que les lits domineront le monde, je pensais que la pluie venait de l’eau des égouts, ce qui n’était pas entièrement faux, je pensais toujours que la petite souris existait, à l’inverse du père noël que je n’avais jamais connu, oublié la plupart du temps par lui à noël. Je pensais que si je laissais mes pieds dépasser du lit, un monstre viendrait me les attraper, je pensais a beaucoup de choses excentriques et souvent fausses mais c’est ce qui faisait que ma vie était si mouvementée et si colorée. Une vie sans rebonds n’était pas des plus jalousée. Si je devais m’identifier à un héros de bande-dessinée que j’appréciais lire mais que l’on ne m’avait jamais acheté, obligé de trouver l’argent par mes propres moyens pour en lire, je serais Anthony Edward Stark. Il était si brillant, si parfait, si intelligent. Je m’identifiais à lui car j’avais cette capacité à voir un tas de chose dans une simple tâche quelconque. Je n’avais bien sûr pas son argent, ni sa popularité auprès de la gente féminine. J’étais même tout l’inverse, allant dans le négatif mais je possédais déjà une de ses qualités, je trouvais cela déjà génial. Me souvenir de cela me renvoyait aux jeux de rôle que mon grand frère et moi faisions avant. Il prenait toujours Batman et il lui ressemblait dans sa grande part de mystère. Nous combattions tellement bien les méchants, le monde était protéger avec nous.

Et puis il était partit. Il m’avait donné ce jeu que je possédais toujours. C’était pour cela que j’y tenais autant. Ce jeu était tout ce qui me restait de mon grand frère. De celui qui avait cru en moi, qui m’avait aimé, qui ne m’avait pas ignoré. Et puis ce jeu était devenu ma cachette secrète, l’endroit où je pouvais être qui je voulais. Ou je n’étais pas, moi. J’étais un nécromancien puissant, respecté de tous et qui avait tous ce qu’il voulait, y compris les filles. Je n’étais plus l’espace d’un instant cet adolescent inutile que tout le monde détestait, que tout le monde ignorait et qui était aussi agréable à regarder que de fixer le soleil une éternité. Et c’est en me souvenant, en tentant de puisé dans ma souffrance pour la transformer en colère que je repensais à mon frère, seule personne que je regrette chaque jour d’avoir coupé tout contact. Il avait tellement fait pour moi. Avant que je n’aie Mr Poussin, je faisais des crises affreuses. Ma mère me punissait car je réveillais tout le monde. Mais je ne contrôlais pas ça. Mon grand frère lui, il me prenait dans ses bras, me murmurant des histoires jusqu’à ce que je me calme. Et puis, pour éviter d’avoir à courir chaque nuit dès qu’il m’entendait gémir, il avait fini par dormir avec moi. Sa présence m’apaisait. Et lorsqu’il était partit, j’avais trouvé Mr Poussin qui avait été sa peluche avant. Tous ce que j’avais gardé de mon passé avait un rapport avec lui. Car aucuns de mes autres frères et sœurs ne m’avaient une fois passé un présent où même n’avait eu un comportement gentil avec moi. « C'est bon maintenant, tu n'as plus à être autant en colère. Laisse-moi t'aider... » Sa voix me ramenait au temps présent. Je relevais un regard humidifié vers lui alors que je tentais de rester fort. Mais j’étais faible, minable, inutile, pour toujours.

Je me laissais faire, comme ailleurs. Je sentais mes poings guérir alors que j’aurais voulu continuer de lui montrer que j’étais fort. Je voulais qu’il pense, qu’il croit que j’étais fort et non pas impuissant. « On est pas obligé de s'entraîner aujourd'hui si tu veux. Dis-moi simplement ce que tu veux, je le ferais. » Ce que je voulais ? J’avais tellement de chose que je voulais. Me collant à lui sans pudeur, je posais mon front contre son épaule alors que je venais serrer son t-shirt, le tirant plus contre moi, désirant avoir son réconfort. Je sentais qu’il pouvait m’apaiser. Comme mon frère. « Je veux le revoir … » Murmurais-je sans lui donner plus d’indications. Il n’allait sûrement rien comprendre et cela était mieux ainsi. Moins il en savait sur la vie désastreuse que j’avais plus il penserait que j’étais aussi génial que Stark. Je prenais un temps pour me calmer avant de me reculer, essuyant mes larmes même si mes yeux avaient rougis et me piquaient un peu. Je lui faisais face, me montrant fort devant lui et dis d’une voix qui se voulait pleine d’assurance mais qui tremblotait un peu :

« Jouons à cache-cache. Disons que … ça fait partit de l’entraînement. Le reniflement canin et tout ça. »

Tant que j’oubliais, je prenais. Même si je savais que jamais cela ne me quitterait. J’étais condamné à être faible. A être le jumeau raté.

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